- Revue Entropia (Revue d'étude théorique et politique de la décroissance), depuis l'automne 2006: http://www.entropia-la-revue.org/
- Revue La décroissance (le mensuel des objecteurs de croissance), depuis mars 2004: http://www.ladecroissance.net/
- Low-tech Magazine. Doubts on Progress and Technology, http://www.lowtechmagazine.com/
- NEF (The New Economics Fondation). Economics as if People and the Planet Matters. http://www.neweconomics.org/
- La revue Silence (Elle se veut un lien entre toutes celles et ceux qui pensent qu'aujourd'hui il est possible de vivre autrement sans accepter ce que les médias et le pouvoir nous présentent comme une fatalité.) http://www.revuesilence.net
- Le Collegium international est un groupe qui s’efforce de proposer des approches nouvelles et originales, capables de faire face à la crise qui menace la planète et les sociétés humaines, en interdépendance sans cesse croissante : http://www.collegium-international.org/
- Post Carbon Institute (Founded in 2003, Post Carbon Institute is leading the transition to a more resilient, equitable, and sustainable world): http://www.postcarbon.org/
- La Revue durable (revue franco-suisse indépendante, première revue de vulgarisation francophone sur tout ce qui touche à l'écologie et au développement durable) : http://www.larevuedurable.com/
- Institut Momentum (L'Anthropocène et ses issues). Voir en particulier Le manifeste au lien suivant: http://www.institutmomentum.org/2011/06/le-manifeste/
Ce blogue est la pierre d'assise d'un cours universitaire intitulé "Comment survivre au progrès?" Il sera également la porte d'entrée vers des blogues maintenus par les étudiantes et les étudiants tout au long du cours (vous les trouverez dans la colonne de droite). N'hésitez pas à participer à notre communauté de recherche!
mardi 15 mai 2012
Références utiles pour penser la décroissance
Voici une liste des principaux sites consultés pour préparer la présentation de type Prezi de ce matin (voir le billet précédent).
Survivre au progrès par la décroissance
Voici le document que nous avons utilisé dans le cours ce matin pour réfléchir à la notion de «décolonisation de l'imaginaire» et pour explorer le concept de décroissance...
L'écofascisme
Un spectre hante l'écologie politique. En effet, l'urgence d'agir peut
provoquer toutes sortes de réactions : repli sur soi,
action politique, etc. Une minorité d'écologistes croit que l'être humain contemporain ne
voudra jamais changer et qu'il faudra imposer politiquement les normes à suivre pour que les écosystèmes puissent se regénérer. On a nommé cette possibilité l'écofascisme, un régime totalitaire qui écraserait les libertés des êtres humains. Est-ce que l'écofascisme est une vue de l'esprit? Non, si l'on se fit à l'existence d'un parti
libertarien national-socialiste vert aux États-Unis. Il ne faut pas écarter cette horreur politique. Aussi, il faut se souvenir
que l'Allemagne Nazi avait également une sensibilité écologique...
Vous me demanderez ce que je
pense d'une telle possibilité. Je répondrai qu'entre un totalitarisme vert liberticide et un
mur entropique je pencherais presque pour le mur entropique. Ceci dit, je préfère miser sur une société qui choisit librement d'habiter
sa planète de manière néguentropique.
Simon
Simon
Être technophile ou technophobe ?
Un des moteurs du progrès est l'utilisation
de la technologie. Il y a bien évidemment
différentes perspectives dans le rapport dialectique entre technologies (les
philosophes parleront de la technique) et progrès. Dans la
recherche de solutions dans le problème soulevé par le progrès la question de la
technologie me semble centrale. Pour traiter du rapport entre technologie et
progrès, j'exposerai dans cet exercice deux visions technophiles et deux
visions technophobes. J'exposerai en troisième lieu un point de vue mitoyen
pour terminer sur quelques questions fondamentales par rapport aux technologies.
1.1 La technophilie
La technophilie est présente de manière
implicite, c'est un peu la norme sociétale actuelle, et de manière explicite.
La première attitude que je nommerai technophilie néolibérale avance que le
marché va développer les
technologies qui vont permettre de nettoyer l'environnement ou encore de
trouver une source d'énergie permettant de perpétuer le développement économique lorsque le pétrole aura
atteint son pic de production ou encore lorsqu'il sera épuisé. Attitude naïve qui néglige
bêtement le fait que le pétrole est la source la plus concentrée d'énergie à notre
disposition. La deuxième attitude, l'hypertechnophilie, est représentée par la
philosophie transhumaniste. Un des sous-courants transhumanistes croit, car ça relève bel et bien de la croyance,
qu'une sorte de point Omega sera atteint bientôt : c'est la singularité technologique. À ce
moment, une sorte de dieu numérique prendra en charge le fonctionnement de la
société et grâce à son
hyperintelligence artificielle sera en mesure de régler les problèmes de
l'humanité. Tout en pensant que cette croyance est particulièrement farfelue,
je crois que cette perspective proprement totalitaire est antiliberté et antihumaine.
1.2 La technophobie
La technophobie d'un autre côté implique une attitude de rejet par
rapport aux technologies. Arne Naess, philosophe
norvégien, a proposé l'écologie
profonde inspirée sur la philosophie romantique, et très critique de la
technique, développée par le philosophe allemand Martin Heidegger, pour
répondre à ce qu'il nomme l'écologie
superficielle. En gros, l'écologie propose un rejet complet de la technologie,
un retour à l'état de nature. Pour Naess, c'est la
seule manière de pouvoir restaurer les écosystèmes.
Une toute autre attitude est la fixation dans le temps qui est représenté par les Amish. Qu'ont fait les Amish
au juste? Ils, probablement les hommes d'ailleurs, ont tout simplement décidés
de ne pas progresser et de fixer leur mode de vie du 17e siècle. Ils ont fixé dans le temps leur développement, leur
progression sociale. Je crois que ces deux attitudes peuvent être attirantes, mais elles
sont, à mon avis, anti-sociales.
1.3 Entre la technophilie et la technophobie?
Il ne faut pas perdre de vue que la
technologie est à quelque part une prolongation de
possibilités de l'être humain. L'ordinateur comme extension de l'esprit et la
pelle mécanique comme extension du bras. Or, cette technologie est énergivore, donc entropique (voir le
billet sur ce sujet). Autrement dit, l'augmentation de la puissance d'action de l'être humain
dans le cadre de la civilisation thermo-industrielle pèse lourdement sur les écosystèmes. Ceci dit, faut-il adopter
un point de vue technophobe? À mon avis, ce n'est pas souhaitable,
voire même que c'est contre-productif. D'ailleurs, Murray Bookchin écrivait dans Une société à refaire que la technologie pouvait être utilisée de façon à renverser
l'entropie, soit de manière néguentropique. Ainsi, l'énergie aurait le
potentiel d'être créatrice plutôt que destructrice. Proposition difficilement
imaginable, mais ô combien séduisante, surtout venant
d'un écologiste libertaire - les écologistes ayant généralement
tendance à être technophobes. Le défi est immense
car il faut prendre un tournant vers la production et la consommation via le
développement d'énergies vertes, vraiment vertes. Défi immense certes, mais je
crois qu'il faut évaluer la
technologie d'un point de vue rationnel plutôt qu'un point de vue émotif ou encore fantasmagorique.
1.4 Quelques questions fondamentales en guise
de conclusion...
Jacques Ellul, dans Le bluff technologique,
posait en 1988 plusieurs questions pertinentes. Elles restent toujours
d'actualité puisqu'elles sont
toujours sans réponse :
- [...]
allons-nous nous adapter physiquement, socialement, intellectuellement,
à l'informatique?
-
Allons-nous nous adapter moralement au génie génétique?
-
Allons-nous continuer à pouvoir connaître comme l'humanité l'a
fait depuis cinq cent milles ans?
- [Les
environnementalistes] ont raison de souligner l'importance majeure de l'enjeu
de la Nature, mais comment considérer le défi technologique?
- L'enjeu,
c'est l'information et la désinformation par l'excès d'information, c'est
l'incapacité des structures politiques ou administratives, des hommes
politiques et des doctrines politiques à rendre compte de la
réalité actuelle de la mutation technique : y aura-t-il encore une
politique autre que la politique spectacle?
- Quelle est, maintenant,
par rapport aux techniques, la frontière entre le décidable et l'indécidable?
Je laisse la lectrice ou le lecteur méditer
sur ces questions qui m'apparaissent essentielles.
Simon
lundi 14 mai 2012
Pour en apprendre plus sur Serge Bouchard...
Ce matin, nous avons fait référence à la dernière publication de notre invité, Serge Bouchard. Voici la présentation qu'en fait sa maison d'édition.(N.B. Le livre est disponible en format papier ou en format électronique et vous pouvez en consulter quelques pages en cliquant sur le lien ci-dessous.)
Parution : 7 février 2012, 232 pages
Code barre : 9782764621103
Collection : Papiers collés
C'était au temps des mammouths laineux
«
Je suis un grand-père du temps des mammouths laineux, je suis d’une
race lourde et lente, éteinte depuis longtemps. Et c’est miracle que je
puisse encore parler la même langue que vous, apercevoir vos beaux yeux
écarquillés et vos minois surpris, votre étonnement devant pareilles
révélations. Cela a existé, un temps passé où rien ne se passait. Nous
avons cheminé quand même à travers nos propres miroirs. Dans notre monde
où l’imagerie était faible, l’imaginaire était puissant. Je me revois
jeune, je revois le grand ciel bleu au-delà des réservoirs d’essence de
la Shell, je me souviens de mon amour des orages et du vent, de mon
amour des chiens, de la vie et de l’hiver. Et nous pensions alors que
nos mains étaient faites pour prendre, que nos jambes étaient faites
pour courir, que nos bouches étaient faites pour parler. Nous ne
pouvions pas savoir que nous faisions fausse route et que l’avenir
allait tout redresser. Sur les genoux de mon père, quand il prenait deux
secondes pour se rassurer et s’assurer de notre existence, je regardais
les volutes de fumée de sa cigarette lui sortir de la bouche, par
nuages compacts et ourlés. Cela sentait bon. Il nous contait un ou deux
mensonges merveilleux, des mensonges dont je me rappelle encore les
tenants et ficelles. Puis il reprenait la route, avec sa gueule d’acteur
américain, en nous disant que nous étions forts, que nous étions neufs,
et qu’il ne fallait croire qu’en nous-mêmes. »
Avec sa manière inimitable,
sur le ton de la confidence, Serge Bouchard jette un regard sensible et
nostalgique sur le chemin parcouru. Son enfance, son métier
d’anthropologue, sa fascination pour les cultures autochtones, pour
celle des truckers, son amour de l’écriture.
Code barre : 9782764621103
Collection : Papiers collés
Pour l'évaluation de ce cours...
Comme convenu aujourd'hui, l'évaluation du cours prendra deux formes.
D'abord, comme à l'habitude, vous aurez à remplir un questionnaire de consultation qui a été adapté, dans la mesure du possible, pour tenir compte du format différent de ce cours. Vous pouvez vous rendre à l'adresse suivante
https://www.surveymonkey.com/s/survivreauprogres
pour remplir en ligne ce questionnaire ou le faire sur format papier dès demain. Dans les deux cas, on vous demande de le faire d'ici à mercredi midi.
Ensuite, vous êtes toutes invitées à participer à un groupe focus pour discuter de votre expérience dans ce cours avec la direction de l'Université mercredi, à compter de 11h30, autour d'un repas qui vous sera offert. Vous aurez alors l'occasion d'élaborer davantage à partir de questions qui vous seront posées et qui permettront d'aller plus loin que ce que permettent habituellement les questionnaires utilisés. Votre participation est essentielle à ce processus. Nous vous remercions à l'avance de votre collaboration et de votre temps.
D'abord, comme à l'habitude, vous aurez à remplir un questionnaire de consultation qui a été adapté, dans la mesure du possible, pour tenir compte du format différent de ce cours. Vous pouvez vous rendre à l'adresse suivante
https://www.surveymonkey.com/s/survivreauprogres
pour remplir en ligne ce questionnaire ou le faire sur format papier dès demain. Dans les deux cas, on vous demande de le faire d'ici à mercredi midi.
Ensuite, vous êtes toutes invitées à participer à un groupe focus pour discuter de votre expérience dans ce cours avec la direction de l'Université mercredi, à compter de 11h30, autour d'un repas qui vous sera offert. Vous aurez alors l'occasion d'élaborer davantage à partir de questions qui vous seront posées et qui permettront d'aller plus loin que ce que permettent habituellement les questionnaires utilisés. Votre participation est essentielle à ce processus. Nous vous remercions à l'avance de votre collaboration et de votre temps.
À nos lecteurs anonymes...
Chers lecteurs, chères lectrices,
Nous avons l'intuition (appuyée par quelques statistiques) que nous sommes lus par d'autres personnes que les personnes inscrites à ce cours. Or, nous aimerions bien avoir vos commentaires (sous ce billet si possible) à propos de cette expérience pédagogique. Nous sommes très curieux de savoir qui a lu les blogues. Bref, que pensez-vous de tout ça?
Les professeurs (curieux)...
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